Attachement, blessure, deuil et résilience

Abrégé de la présentation faite à Sherbrooke le 29 mai au Congrès du Réseau de soins palliatifs du Québec. Suivi de deux pensées de Gandhi et d'un Haïku.

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Les diapos présentées le 29 mai à Sherbrooke seront bientôt accessibles sur chacun des trois sites suivants: celui du Réseau des soins palliatifs www.reseaupalliatif.org, celui de la Maison Victor-Gadbois www.maisonvictor-gadbois.com et le présent site www.ecologiehumaine.org/3_ecrit.php.

Abrégé:

Inspiré par des expériences personnelles, des expériences cliniques et des écrits de différents auteurs dont Boris Cyrulnik, il est ici proposé qu’à chacun des moments de la vie «on peut découvrir en soi, et autour de soi, les moyens qui permettent de revenir à la vie et d’aller de l’avant tout en gardant la mémoire de sa blessure». À chaque âge, les chemins de vie se situent sur une crête étroite, entre toutes les formes de vulnérabilité. Être invulnérable voudrait dire impossible à blesser. À chacune des transitions de vie, «la seule protection consiste à éviter les chocs qui détruisent autant qu’à éviter de trop s’en protéger». Sans angoisse et sans perte affective, le monde serait fade et nous n’aurions peut-être pas le goût d’y vivre. Pour chacun, la vie est, à chacune de ses étapes et transitions, une conquête permanente, jamais fixée d’avance car ni les gènes ni le milieu d’origine n’interdisent d’évoluer, notamment pour celle et celui qui font métier d’agir avec cœur et raison  auprès des personnes en fin de vie et leurs proches. 

(À venir: diapos présentées à Sherbrooke.)

Par ailleurs, deux pensées de Gandhi et un Haïku:

* «La vraie moralité consiste, Non à suivre les sentiers battus, Mais à trouver soi-même le vrai chemin qui convient et à le suivre de manière intrépide.»

* «La voix humaine, Ne pourra jamais couvrir la même distance, Que celle de la petite voix silencieuse de la conscience.»

* Haïku, 30 mai: Deux moments de pluie drue, Une sonnerie de téléphone, Une surprise bonne.

Commentaires

  1. Hoda Haddad dit :

    Les contraintes,les epreuves,les infortunes,les imperatifs sociaux-ulturels,les pertes affectives et les angoisses sont un mal necessaire(porteur d’apprentissage)qui engendre differents niveaux de souffrance,et à chacun de ces paliers,un processus de deuil et de resilience est mis en marche afin d’accepter émotionnellemet ces »souffrances »en leur donnant un sens(signification et/ou finalité).
    Le desir de s’en sortir,de croire à cette pulsion salvatrice interne peut prendre un sens dans nos attributs personnels,soit dans des facteurs environnementaux.Cette resilience « d’habitude » deviendrait un reservoir de « vouloir » et une sorte de bouclier.
    Il est vrai de dire que le souvenir et l’image d’un traumatisme ou d’un bouleversement restent gravés dans notre memoire,et parfois pourraient tenir lieu de trophées ,de victoires….
    Tout individu a-t-il une aptitude à la résilience?
    Où se situe le bonheur dans cette spirale de la reconstitution de soi?

    Un autre commentaire(si vous le permettez bien)sur la penséede Gandhi
    La morale est-elle synonyme d’alienation?Chaque situation de la vie est unique et particulière.L’individu ne peut être soumis aux ukanes de la morale sociale et culturelle pour se donner bonne conscience. La liberté devient donc une condition nécessaire à la morale,mais cette liberté sous-entend responsabilité et sens de l’éthique;ainsi,l’homme pourrait adapter des valeurs à son moi profond et à ses convictions.
    « Les lois et les morales sont essentiellement éducatives,et par cela même provisoires……l’homme sage vit sans morale,selon sa sagesse.Nous devons essayer d’arriver à l’immoralité supérieure ».
    André Gide

  2. Hugues Cormier dit :

    Merci beaucoup pour ce sage commentaire

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