Humilité, simplicité et dernière place

Voici trois pensées, certes justes, mais qui -quotidiennement- glissent de mes doigts:

La condition première de l’humain,

c’est un peu d’humilité,

un peu de doute par rapport à la justesse de sa conduite,

et un peu de réceptivité.

Gandhi

*

Vous pouvez vivre avec quelques vêtements ou un repas par jour,

mais ce n’est pas là la simplicité.

Soyez donc simple,

ne vivez pas de façon compliquée, contradictoire.

Soyez juste simple intérieurement…

Krishnamurti

*

Tant qu’un homme ne se met pas, de son plein gré, à la dernière place, il n’est pas de salut pour lui.

Gandhi

 

Cet écrit (modifié d’une version du 12 juin 2008) fait écho à des pensées tirées de «Sagesses, 365 pensées de maîtres de l’Inde» Éditions de La Martinière, 2004, Paris.

Commentaires

  1. Hugues Cormier dit :

    Commentaire:
    Mercis pour vos deux derniers messages. Je crois que le livre de Kabat-Zinn est un bon tremplin. Bon retour Hoda Haddad après ces longs mois sans qu’aucun texte nouveau n’ait été ajouté par moi sur ce site.

    Par ailleurs vos deux prénoms peuvent autant à ma «mé-connaissance» être portés par un monsieur qu’une dame. Cette question peut demeurer mais je souhaitais simplement l’exprimer ici. À la prochaine.

  2. Klaude Gustin dit :

    Mon prénom a toujours été une source de méprise et je m’en excuse.La lettre K le caractérise mais ne suffit pas à le masculiniser.Hoda Haddad,reconnaitre l’écart entre mon vécu et celui de l’autre est une chose,et l’accepter en est une autre.Dans cette humilité, je puis comprendre,mais cela ne me conduirait -il pas à une indulgence extrême? Comment inter-agir en restant fidèle à ma Morale et à Celle de l’autre?

  3. Klaude Gustin dit :

    Docteur Cormier,je prends note du livre de Jon Kabat- Zinn que vous proposez.Mais il faut avouer que je n’ai aucune connaissance dans la méditation et la spiritualite orientale,pourriez-vous me conseiller un livre qui me servirait de tremplin?Mille mercis

  4. hoda haddad dit :

    Monsieur Gustin,je suis tout à fait de votre avis .Vivre à « contre courant »n’avantage pas ses adeptes,surtout dans notre société.Mais ,à mon avis,l’humilité (la mère des vertus)n’est pas que religieuse ou propre seulement aux plus spiritualisés.je dirais que c’est une lucidité de reconnaître qu’il existe un écart entre le vécu de l’autre et ce que je peux comprendre;c’est donc une forme de respect qui ne ressemble guère à toute forme d’humiliation ou de servitude.C’est une disposition à être généreux,à comprendre et à s’améliorer.Je crois que pour tout un chacun,c’est une dimension qui ne tient pas compte de l’aspect externe ni du mode de vie de chacun.Mais là aussi,ce n’est pas une entreprise facile à reussir.Les obstacles et les difficultés sont nombreuses.Monsieur Cormier,je sais que le docteur Jon Kabat Zinn a mis au point des méthodes de réduction du stress utilisés dans différents milieux.je vais essayer de me procurer ce livre.Merçi pour cette suggestion

  5. Hugues Cormier dit :

    Bon constat. Ceci dit, ne croyez-vous pas qu’un bon antidote à «notre monde égaré» soit de tendre à la présence du moment présent tel que notamment proposé par Jon Kabat-Zinn dans son livre «Où tu vas, tu es» publié en livre de poche par «J’ai lu» (traduction de «Wherever you go, there you are»).

  6. Klaude Gustin dit :

    Qui dit simplicité sous entend beauté,facilité,transparence,accessibilité,etc..nais je pense que ce sont des vertus qu’on peut appliquer de moins en moins de nos jours.La recherche de la visibilité est bien à la mode,et c ‘est pour cette raison aussi que les gens evitent d’adopter ces attitudes.Pour ma part,je trouve très dur de fonctionner dans un milieu où tu n’as aucune valeur aux yeux des autres.Je sais bien que les sages et les grands penseurs adoptent cette attitude là,mais pour nous les citadins,je pense que cela demande beaucoup.Nous sommmes habitués à un certain confort,à des aquisitions qui nous sont devenues indispensables mais dont on s’était toujours passées.Docteur Cormier,je pense que ces evidences ,dans vos textes,nous filent entre les doigts car le temps nous manque sans cesse pour satifaire nos exigeances de plus en plus nombreuses.Les nouveaux besoins que notre époque engendre nous fait courir comme des assoiffés à la recherche d’un mirage.

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